Mes recherches

AU SECOURS ! JE ME NOIE DANS L’INFO

ou 3 habitudes à avoir pour gérer sereinement l’excès d’information dans ses recherches

Il y a quelques semaines, j’ai voulu télécharger sur mon ordinateur un lot de photos sympa que j’ai faites à partir de mon téléphone. Et là mon malheureux disque dur de 500 Go m’a balancé une alerte : « l’opération n’a pu aboutir car vous n’avez plus suffisamment de place sur votre disque dur, veuillez supprimer quelques fichiers »

Immédiatement, j’ai bondi : « Mais c’est quoi ces fichiers en trop ?!!!! J’ai rien à supprimer moi dans mon ordi ! »

Et oui, je suis comme ça : j’entasse, je garde et ça déborde. D’autant plus depuis que je prépare l’histoire de ma famille. J’accumule des livres en pdf, des photos anciennes, des petites synthèses de mes recherches…

Mais ça c’est pour la partie virtuel et numérique. J’en ai tout autant de ces petits objets, lettres, et autres bricoles plus ou moins encombrantes que j’ai récupérées des armoires de mes grands parents. Vous voyez le tableau ; des trucs genre ce petit seau en galvanisé dans lequel, je m’en souviens encore, ma grand mère rangeait toujours des petits rien comme une vis, un vieux bouton, une épingle… ou ce vieux couteau tout rouillé que mon grand-père utilisait quand il allait à la chasse. J’ai même gardé leurs médailles du certificat d’étude !

J’avoue ; le trop de trop, chez moi, c’est héréditaire !

Mais revenons-en à l’information, qui est somme toute un élément essentiel quand on veut raconter sa famille. Cette accumulation de trop est notamment le résultat d’heures passées sur le net à me documenter. Et l’on sait tous que la toile regorge d’info. Alors même quand je tombe sur quelque chose dont je n’ai pas besoin dans l’immédiat, si je pense que cela me sera utile, je garde. Je télécharge, je copie dans un fichier, je mets en favori, peu importe, j’ENTASSE. Car quand on commence à se documenter sur la vie de nos aïeux, tout nous passionne.

Et le pire, c’est que le jour où j’en ai besoin, je ne me rappelle même plus que je l’ai ! D’ailleurs si j’y regardais de près, je suis sûre que je trouverai des doublons !

Alors en attendant que je fasse un vrai tri dans tout cela (et il le faudra bien), j’ai décidé de prendre le problème dans l’autre sens ; être plus efficace dans ma gestion de l’information.

Cela commence par 3 petites habitudes simples que j’ai mises en place et que je souhaite partager avec vous

 

Habitude n°1 : se fixer une limite de temps dans ses recherches et aller à l’essentiel. 

Ici, il s’agit surtout d’arrêter de papillonner de site en site en se laissant happer par la surenchère d’informations.

Ma technique s’inspire d’un article très intéressant : limiter le temps assis passé devant l’écran. que j’ai découvert sur le site habitude-zen.fr. D’ailleurs l’ensemble du site regorge de conseils utiles. Mais n’y allez pas ! Vous allez encore vous surcharger d’informations !

Sinon, concrètement comment cela se passe ? Je me donne un crédit-temps, par exemple 2 heures, pour trouver le maximum d’informations sur le sujet qui m’intéresse. Cela signifie qu’en amont j’ai bien sélectionné mes mots clé car c’est souvent là qu’on perd du temps (on en reparlera). Puis je détermine de façon précise ce que je veux savoir.

Je segmente alors mes deux heures en cubes de 30 mn, comme le suggère Leo Babauta dans l’article. J’ai donc 4 créneaux de 30’ à ma disposition. Pour être sûre de respecter ce temps, j’utilise un chronomètre avec alarme.

Ensuite, je m’assigne un objectif précis à chacun de ces 4 créneaux en fonction de l’information que je cherche. Par exemple la première demi-heure sera réservée aux livres écrits sur le sujet, la deuxième à des sites internet qui en parlent, la troisième à des lieux réels où s’informer ou à visiter, la quatrième à des événements liés. Mes choix seront plus ou moins précis selon ce que je cherche.

Et surtout, quoiqu’il arrive, je me contenterai de ce que je trouve, quitte à me reprendre un créneau de 2 heures plus tard pour approfondir certains points.

 

Habitude n°2 : arrêter d’être perfectionniste, s’en tenir au vraiment nécessaire

On dit souvent que « le mieux est l’ennemi du bien ». Pas de doute, cette citation s’applique particulièrement dans ce cas.

La question est : ai-je vraiment besoin que l’information soit parfaite ? Ce qui, dans ma conception des choses signifie la plus exhaustive possible  ? Bien sûr que non !!!! si je cerne correctement mon sujet et que je limite mon champ de recherche à une seule chose, celle dont j’ai besoin dans l’instant présent, alors il ne me sera pas nécessaire de m’appesantir sur de l’information annexe.

Un exemple ; je voulais savoir qui étaient les petites mains qui fabriquaient des chapeaux au début du XXème siècle, ma Grand-mère ayant été ouvrière dans une fabrique de chapeau. Ma recherche porte sur leur profil ; âge, origine sociale, formation, etc. (ce qui est déjà très vaste !). Mais en cherchant, je suis tombée sur les maladies liées aux produits de teinture, également sur une grève menée dans une usine, etc. Tout cela est vraiment très intéressant. MAIS, je n’en ai pas besoin ! En tout cas pas pour l’instant. Donc, au pire je crée un dossier dans mes favoris sur le sujet et j’y mets les liens du site internet en question. Sinon, quoiqu’il en soit si je l’ai trouvé une fois, je le retrouverai encore !

Et voilà, en éliminant le « tiens, ça peut servir », je viens de m’éviter un fastidieux dossier remplis de photos, d’extraits d’informations, de fichiers téléchargés ou une liste de livres que je ne lirai jamais.

 

Habitude n°3 : Ranger l’information dans la foulée

Il est vrai qu’on ne fait pas une thèse ou un mémoire de fin d’étude ! Ceci dit, si je donne une information, j’aime être en mesure d’en citer la source : « rend à César… », vous connaissez la suite !. D’ailleurs c’est très utile pour éviter de s’entendre dire qu’on a plagié.

Alors bien ordonner ses documents, en faciliter l’accès et les ranger de façon adéquate est un passage obligé. Voici comment je procède.

Pour les fichiers téléchargés sur le net comme une photo par exemple, dès que le fichier est sur mon disque dur j’accède à l’information du fichier (clic droit + lire les informations) et dans l’espace réservé au commentaire, je copie le lien du site où je l’ai trouvé (souvent il est déjà mentionné dessus) et je précise, notamment pour une photo si elle est en usage public ou s’il y a des droits dessus. Puis je mets quelques mots clés qui me permettront de la retrouver le cas échéant.

Je sais, c’est long et fastidieux mais utile. Et c’est pourquoi avec l’habitude n°2, je n’aurai pas à le faire sur des fichiers inutiles.

Ensuite, je crée un dossier, dans l’exemple précédent, ce sera Chapelière XXè et 2 sous dossier, l’un pour les photos, l’autre pour les documents.  Parfois un 3ème peut s’avérer nécessaire si je fais un copié-collé d’un article qui m’intéresse (mais à ne faire que pour un usage privé bien sûr !).

Quoiqu’il en soit, après ma recherche, je dois avoir un seul dossier et quelques fichiers vite relu sur le sujet.

Et surtout éviter le « je finirai plus tard » autant que possible, car plus tard ne vient jamais !

 

Voilà, 3 petites habitudes pour éviter de se prendre la tête avec trop d’informations à gérer.

Bien sûr il existe de très bons outils numériques mais pour l’heure, j’apprécie de garder le contrôle ainsi. Et cela n’exclue pas un disque dur externe ou le cloud pour alléger ma machine, c’est évident !

Ah oui ; j’aurai pu rajouter une quatrième habitude pour rester zen face à la surinformation. J’en parlerai une autre fois. Pour l’instant, déjà avec ces 3 habitudes, je contrôle un peu mieux mes recherches, j’évite d’y passer trop de temps et je m’épargne la frustration d’en avoir trop.

De cette façon, la prochaine fois que je ferai une recherche, je regarderai d’abord si je n’ai pas déjà l’information dans mes documents avant de repartir pour des heures de surfe !

Certes, je n’ai pas la prétention de dire que ma technique est géniale ! Elle fonctionne plus ou moins bien pour le moment (changer ses habitudes est toujours long et difficile) et surtout, je suis bien décidée à persévérer. Car à quoi servirait d’instaurer de bonnes habitudes si au bout de 2 mois on lâche l’affaire ?

Et vous ? Avez-vous aussi des trop plein d’informations ? Comment le gérez-vous ?

 

Cet article s’inscrit dans l’événement interblogueur 2018 : 3 habitudes pour être zen au quotidien 

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